La respiration calme,comme apaisée. Le souffle lent ,la poitrine qui se soulève lentement puis s'abaisse ,sa joue endoloris par le sourire faux qui lui a été accroché toute la journée.
<< Longtemps,mon seul but dans la vie était de m'autodétruire. Puis,une fois,j'ai eu envie de bonheur. C'est terrible,j'ai honte,pardonnez moi : un jour,j'ai eu cette vulgaire tentation d'être heureux. Ce que j'ai appris depuis,c'est que c'était la meilleure manière de me détruire >>
Je me suis laissé porté par le courant de lâcheté ,de l'impuissance & j'ai croulé sous le délit. J'ai usé mes pieds à piétiner des bouts de verres laissés sur un chemin à chaque fois plus sinueux,je suis passé & repassé sur mon malheur & j'ai fendue mes nuits à la pointe d'un couteau aiguisé à déverser un sang plus noir que celui que j'étais capable de vomir à des fréquences hallucinantes. J'ai vécus une vie en parallèle & je me suis laissé oublier ,j'ai laissé croire que j'étais mort autant que je le ressentais,j'ai prouvé & j'ai montré un quart de ma faiblesse ,le plus gros quart,à tout ceux qui ont traversés mon chemin. J'ai chialé sur un sort qui ne se devais pas d'être le mien. J'ai avoué,& j'ai chuté. Aujourd'hui,c'est libre arbitre pour le reste. Je suis le mouvement de mes pas,& ordonne au reste de rester sous le silence. Je reprends conscience.
Abattu & fatigué,pour combien de temps ? Errer sans but & sans aucune valeur,laisser vomir le peu d'existence qu'il me restait dans ma haine. Assagis & plus aimant,j'ai percé mes tympans à laisser hurler mon cerveau,à écouter sans cesse ce qu'il me rejetait en pleine face. A présent,je refuse. Je reprends le contrôle & me relève,de marbre & plus puissant dans ma haine & ma colère que jamais. Celle qui m'a toujours nourris & celle qui seras désormais le seul aliment acceptable de sentiment trop fort. Pas de chance. Ma fierté s'était mise en vieille. Je rallume la central.
